rasites

Rasites

Merci de me recevoir, bienvenue sur JAHSound.net
Jahmel:
Amour beni, Rastafari est vivant !
Otis: Bless up !

Quand ce groupe a-t-il démarré ?
Jahmel:
Rasites jouent ensemble depuis 10 ans maintenant. On a commencé en Juillet 1996. A cette époque je n'avais que 15 ans et Otis n'en avait que 10 !

Comment ? Tu étais déjà batteur à 10 ans !
Jahmel:
t'as vu ça !

Comment se fait il que tu aies commencé si jeune?
Otis:
J'ai grandi dans la musique. Mon beau-père était musicien et ma mère était DJ sur une radio londonienne. Donc depuis très jeune j'écoute de la musique Roots et culturelle mais aussi toutes sortes de musiques, je suis entouré de musiciens.

Rasites est basé en Angleterre ?
Jahmel:
Oui ! Ils disent que Rasites est le seul Reggae band UK maintenant, je veux dire en tant que groupe uni de jeunes en Angleterre, tu vois, seul Rasites a fait ça depuis Steel Pulse et Aswad.

Sur la scène anglaise, vous étiez en contact avec Junior Delgado ?
Jahmel:
Oui, on a eu la chance de rentrer en contact avec lui à un certain niveau, on connaît des gens qui le fréquentaient, on l'a rencontré quelques fois...
Otis: Ce sont des gens de la communauté, c'est parmi des gens comme eux que l'on a grandi. Ce sont des gens actifs localement dans la communauté.
Jahmel: Des hommes comme Junior Delgado, Devon Russel ou Prince Lincoln.

Vous êtes nés en Angleterre ?
Jahmel:
Oui et nos parents sont jamaïcains. Et la Jamaïque reste une base où nous aimons retourner, on y va souvent, on fait beaucoup d'enregistrements là-bas.

Taliss, pourquoi ta basse a 5 cordes ?
Jahmel:
Au fur et à mesure des années je me suis aperçu en jouant que, plus les notes sont profondes, plus tu as le tonnerre qui gronde et je suis un homme qui aime le Dub, des sons comme Jah Shaka soundsystem ou Aba Shanti, on aime profondément le son Dub et les notes ronflantes, plus c'est grave et mieux c'est ! Et les gens réagissent bien quand je joue des notes très graves, c'est efficace.

Est ce que vous attachez de l'importance au matériel lors des shows ? Par exemple vous avez vos propres micros, vous demandez une marque particulière ?
Jahmel:
la plupart du temps on a avec nous les guitares, Otis (le batteur) a le « snare drum » avec lui, etc. Mais une partie du matériel est louée comme la grosse caisse par exemple, Otis ne prend pas tout. Les micros sont des locations souvent mais nous en demandons de bien spécifiques. Ça dépend aussi de la taille de la scène, on peut avoir un micro HF pour pouvoir bouger librement, on utilise aussi les micros avec fils (rires), mais oui, oui on a des exigences.

Est-ce que "One World" est votre premier album ?
Jahmel:
Non c'est le deuxième. Le premier est sorti sur Jet Star Records en 2001 et s'appelle "Urban Regeneration". "One World" est tout fresh !
Quand tu observes le monde par les temps qui courent, les guerres politiques gagnent du terrain, la confusion règne parmi les jeunes, ils ne savent plus vers quoi se tourner, les guerres progressent petit à petit. Ajoute à ça la musique qu'ils écoutent, avec des textes qui parlent pour la plupart de « bling bling », de ragots et d'armes, et tout ça ne leur apprend rien qui vaille. Alors pour nous, être des modèles et dire ce que les gens ressentent, on voit ça comme notre responsabilité de jeunes rastas. On vient des quartiers où il se passe des trucs et donc on peut exprimer le ressenti des gens. On voudrait que "One World" devienne réel, notre rêve: un monde uni !

Vous avez eu un chanteur dès le début ou vous avez commencé en faisant du backing ?
Jahmel:
en fait on a commencé en tant que groupe, on n'a jamais vraiment eu l'intention d'être un backing band, 4 jeunes gamins qui aimaient la musique en 1996, on était très jeunes, on se rassemblait pour jouer des instruments, donc naturellement on est venu à créer nos propres chansons. Et depuis l'album de 2001 avec Jet Star, on a pu faire beaucoup de tournées et de grosses dates comme le Summerjam en Allemagne, le Rototom Sunsplash en Italie, le Reggae Sundance en Hollande, puis notre engagement avec Jet Star s'est terminé et on a trouvé une autre agence de management. C'est à ce moment là que l'on a commencé à faire également du backing.
C'est bon pour se mettre à l'épreuve (rires), faut maintenir un certain niveau, respecter le style de l'artiste...
Jahmel: C'est sûr, c'est une bonne opportunité, faut suivre, c'est une bonne expérience, le premier backing que l'on a fait c'était Abyssinians et Warrior King...
Otis: Les fondations, Abyssinians...
Jahmel: Oui la première fois que l'on a backé quelqu'un! Avant cela on ne jouait que Rasites, on avait déjà un peu de succés, on a eu un morceau qui nous a fait connaître "Picture On The Wall", une reprise de Natural Ites and Ossie Gad. Depuis, les gens veulent entendre plus de Rasites et on trouve le temps d'enregistrer entre les tournées comme avec Black Uhuru (avec qui on travaille depuis 4 ans) ou d'autres. On a pris le temps d'aller en Jamaïque rencontrer le producteur Dean Frazer, tu connais ? Le grand saxophoniste, il nous a mené aux studios Tuff Gong, on a enregistré 7 morceaux avec Dean, et on a fait 2 morceaux avec Bobby Digital dans son studio. Et nous avons produit le reste nous-même, à Londres. Tu vois c'est One World : UN Monde !

Vous avez votre propre label ?
Jahmel:
Notre nouveau label va s'appeler Higher Ites. Tu vois : Rasites et Higher Ites.

Quelles sont vos expériences de l'étranger ?
Jahmel:
Le plus loin d'ici où on a joué c'est la Jamaïque où l'on a joué au Rebel Salute, mais on a déjà joué en Afrique et on aimerait bien aller en Amérique du Sud.
Otis: Oui on a joué au Nigéria avec Rasites et avec Chaka Demus & Pliers.

Au Shrine ?
Jahmel:
Non pas au Shrine, mais c'était dans le même quartier de Lagos vers l'hôtel présidentiel et Victoria Island, ils ont organisé un gros show en extérieur. On a eu de très bonnes vibrations là-bas, c'était excellent !
On a aussi joué en Gambie.

Et vous avez eu des contacts avec des musiciens africains ?
Jahmel:
Ah oui, en fait on est allé au Shrine. Il y avait un groupe qui jouait à l’intérieur et quel que soit le morceau que tu demandais, ils le jouaient ! Que ce soit du Reggae, du Hip-hop, de la Soul... tout ! Ils jouaient tout ! Ah, on a eu de bonnes vibes là-bas tu sais !

Le Shrine est un endroit particulier ! Connaissiez vous la musique de Fela ?
Jahmel:
Fela Kuti le révolutionnaire ! Des textes pleins de puissance...

Je me suis d'ailleurs toujours demandé pourquoi la musique de Fela était si peu connue en Jamaïque.
Jahmel:
Mais en Jamaïque il y a déjà des milliers de chanteurs ! C'est illimité ! A tous les coins de rue, quelque chose de puissant !

Vous connaissez le Reggae Africain ?
Jahmel:
A vrai dire le seul artiste Reggae que je connaisse est Lucky Dube, mais à part lui...

Peut-être parce que c'est souvent en français ?
Otis:
Eh ! Ça me rappelle aussi Alpha Blondy, long time !

Un dernier mot ?
Jahmel:
N'oubliez pas de venir visiter notre site www.rasites.co.uk où il y a une vidéo du Rotototom et puis on est sur myspace : www.myspace.com/rasitesofficial et n'hésitez pas à laisser vos commentaires !
Et puis bientôt, nous serons de retour en France avec Black Uhuru...

Merci de votre accueil et bonne continuation.
Jahmel:
Merci pour cette interview, bless up !
Otis: Merci et prends soin de toi !

No votes yet.
Please wait...