SoulFighters

Soul Fighters

L’histoire à commencée en 1994 avec une première formation Reggae Roots nommée See Your Soul. Comment See Your Soul est devenu Soul Fighters ?
Soul Fighters:
Avant d’arrêter See Your Soul, on pensait déjà faire du Dub car on formé Soul Fighters entre temps. Déjà à l’époque c’est vraiment un style qui nous plaisait et l’on avait quelques compos qui se dirigeaient vers ça. A la base la formation était à peu près celle là avec Stéphane qui est arrivé entre temps, notre Guitariste / Didjeridoo. On a eu un peu plus de temps pour bosser les compos ensemble, voilà comment est né Soul Fighters.

Expliquez nous le style de votre musique, le « Dub militant » ?
Soul Fighters:
Ah oui, enfin « militant » on nous reproché ce terme que l’on avait utilisé lors de la sortie de notre album, "Militant" peut être mal interprété car certains peuvent attendre des textes et de l’engagement à ce niveau là. Alors que le militant dans Soul Fighters, on le retrouve plus dans la « niaque » que l’on peut avoir sur scène.

Peut être un semblant de dub-rock ?
Soul Fighters:
Dub Rock, oui pourquoi pas, les guitares « satus » dans nos sets peuvent ramener vers ce côté-là. A la base, on a une formation basse, batterie, clavier qui vient plus du reggae roots et maintenant il y a Stephane qui ramène un côté plus Rock, car il était avant dans quelque chose de complètement différent...
Et Stéphane jouait dans quel style ?
Soul Fighters:
(rires) Eh bien l’ami, avant était dans le métal ainsi que dans le blues !

Soul Fighters, c'est aussi une production, tu peux nous en parler ?
Soul Fighters:
On a commencé a enregistrer mi 2003 et on a terminé en Septembre pour ensuite l’auto-distribuer. C’est un travail de fourmi avec le dépôt de l’album dans différentes Fnac de la région ainsi que la vente du disque sur les dates et tournées.
C’est 6 mois après que l’on a signé un contrat avec une boite de distribution.

Et Soul Fighters, c’est aussi une association, SYS, vous pouvez en dire plus sur celle-ci ?
Soul Fighters:
On essaye d’organiser 2 ou 3 événements par an. Le dernier ne c’est pas très bien déroulé, on a perdu un peu d’argent donc c’est vrai que depuis 6 mois on est plus calme sur ce coté organisation. Principalement l’association nous permet de gérer le groupe, le studio ainsi que la production; l’organisation d'événements reste annexe à tout ça.
Avec notre studio, on aide quelques groupes dans la réalisation de leurs maquettes, c’est un feeling qui passe par le biais des rencontres ! Souvent c’est le côté humain car c’est aussi des potes comme le groupe de Hip hop 6ème Sens de Saumur à qui ont prête du matos quand on peut, ils sont venus mixer chez nous, on peut dire que c’est de l’entraide.

Sinon des projets en cours ?
Soul Fighters:
On devrait monter un petit festival d’ici pas trop longtemps, et on prévoit la sortie d’un nouvel album. Pour le moment on ne peut pas donner de dates car il nous reste encore beaucoup à définir. On est vraiment dans la phase de création et de réflexion à ce sujet.

Au niveau de la scène dub française, on a vu apparaître pas mal de featurings, de fusion entre certains groupes, Soul Fighters envisage ça ?
Soulfighters:
Je ne pense pas que l’on en fera sur le prochain, ça sera quelque chose à venir sur un futur maxi mais c’est quelque chose à quoi on pense. On veut aussi se diriger vers la fusion, les travaux avec différent instrumentaux. On est en contact avec un violoniste et un percussionniste qui serait peut être intéressé pour bosser avec nous. Là-dessus on va voir avec le temps. On veut vraiment pas rester fermer dans notre style, entre nous...

Donc il est question d’ouverture ?
Soul Fighters:
Oui, voilà ! C’est pour ça que l’on vient de temps en temps taquiner en live un petit peu le métal ou la transe avec le didjeridoo. On ne veut pas rester bloqués ! Il y a eu une phase d’évolution artistique dans Soul Fighters qui a fait que maintenant on commence à se trouver un peu plus.

Dans un style comme le vôtre, on sait que le studio et la scène sont deux univers complètement différents, avec le jeu de scène, les lumières qui sont importantes. Quel travail faites vous par rapport à ça ?
Soul Fighters:
Le but du jeu, avec les morceaux et les jeux de lumières que l’on a, c’est d’essayer de captiver le public du début à la fin. Après c’est un gros challenge ! On est encore loin du compte je pense... mais comparé au CD où c’est techniquement différent au niveau du mixage ou des sons que l’on peut envoyer, qui sont beaucoup plus posés.

Il est vrai que votre album est plus calme que vos prestations live...
Soul Fighters:
Voilà, c’est une chose que l’on nous a reproché sur le premier album, qu’il était un peu trop plat par moment, qu’il n’y avait pas assez de «sueur» dedans. C’est une chose que l’on va travailler sur notre deuxième production... Vu que c’est l’une de nos forces, d’après les retombées que l’on peut avoir. Donc on aimerait maintenant retranscrire ça sur CD, ça c’est la grande marche qu’il va falloir que l’on passe.

Vous avez fait une date en Belgique cet été lors de l’Afro Reggae Festival, une bonne expérience ?
Soul Fighters:
On a eu une très bonne retombée sur ce festival car après notre set on a vendu plus de 20 skeuds en moins de 5 min et ça c’est une très bonne chose ! Ce qui était assez bon pour nous c’est que personne nous connaissait, le public avait eu toute la journée du reggae roots et du ska et on est arrivé sur les coups de 11h00, le public attendait que ça, quelque chose qui s’énerve un petit peu ! C’est vrai qu’on est tombé au bon moment, dans de bonne condition et le public nous l’a bien rendu ! Ce fût un très bon concert !

Le petit mot de la fin ?
Soulfighters:
Equipe sympa, interview sympa ! Ca fait plaisir de voir que le reggae s’organise un peu en France. Que les connexions se lient entre les différents sounds et les intervenants dans le reggae, le dub, etc . Il y a de plus en plus de qualité qui ce réalise au niveau production en France … eh bien, pourvue que ça dure !

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