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Alpha Blondy + Culture + Richie Spice @ Le Zénith (75)

17-11-2005
Le Zénith - Paris (75)

Alors qu’il vient de débuter sa tournée européenne, Alpha Blondy était de passage ce jeudi 17 novembre dans la capitale pour un concert unique au Zénith de Paris. Pour cette date importante, Alpha n’est pas venu seul. Le mythique groupe jamaïcain Culture, ainsi que Richie Spice et Natty King l’accompagnent au sommet de l’affiche de cette grosse soirée de l’hiver Reggae sur Paname.

Arrivé vers 19h30, soit une demi heure après l’ouverture des portes, Natty King a déjà fini son show et laissé sa place Richie Spice. Les deux jeunes nouveaux venus de la scène Reggae mondiale auront une demi heure chacun pour s’exprimer en cette première partie de soirée. La prestation de Richie Spice, plutôt anodine, sera loin d’enflammer la salle, et son attitude, peu entraînante, n’y a pas vraiment contribué. Cependant, avec un bon backing et des titres phares de son album "Spice In Your Life", le jeune jamaïcain alimente les discussions controversées, certains ont aimé, d’autres moins.

Après un (honteux) entracte où les organisateurs ont osé descendre une toile pour nous passer de la pub (copieusement sifflée), c’est Culture qui rentrait en scène.
Bien que marqué par un léger problème de son (qu’il y avait déjà auparavant), Culture a eu le mérite de réveiller et surtout de remplir un peu plus la fosse. Avec un Joseph Hill toujours aussi bon et explosif, le groupe jamaïcain a été largement à la hauteur en sortant son répertoire habituel (d’"International Herb" jusqu’à "Two Seven’s Clash" en passant par bien d’autres). Un vrai plaisir pour ceux qui les découvraient en live tout comme pour les adeptes de toujours, surtout qu’ils tournaient avec leur (très bon) backing band d’où une prestation vivante et bien gérée.

Après une heure passée avec Culture, c’était au tour de la tête d’affiche de la soirée, Alpha Blondy, de venir mettre le feu au Zénith. C’est d’abord son groupe, le Solar System qui entre progressivement en scène sous les voix des choristes qui entonnent « Alpha Blondy est là ». La fosse se remplit entièrement cette fois et les drapeaux ivoiriens sont de sortie.
Puis Alpha arrive, vêtu d’un sweat orange estampillé Côte d’Ivoire, et entame directement un "Jérusalem" très solennel. Le public est déjà aux anges et les Africains présents dans la salle sont eux déjà au 7ème ciel. Comme à son habitude, le show d’Alpha Blondy est sans accroc et surtout très professionnel. Plus de problème de son, un backing band très complet (trois choristes, un super bassiste, une excellente section cuivres...), l’Ivoirien nous propose tous ses éternels tubes pendant 1 heure 45 d’un show entrecoupé par quelques palabres pour la paix et pour la transparence au sein des gouvernements. "Cocody Rock", "Masada", ou encore "Travailler, C’est Trop Dur", le nouveau Messager de la Paix pour l’ONU en Côte d’Ivoire enchaîne les tubes et la salle le lui rend bien, reprenant ses refrains avec beaucoup d’enthousiasme. Une représentation toutefois assez classique, mais jamais démodée, d’un Alpha véritablement au top. Seule surprise de la soirée, Lester Bilal, jeune rappeur franco-ivoirien, viendra chanter "Sweet, Sweet" (version à sa sauce de "Sweet Fanta Diallo") en compagnie d’Alpha; ce qui amènera finalement une pointe d’éclectisme à la soirée.

Pour conclure, cette soirée aura tout de même tenu ses promesses malgré de légers problèmes de son et un sacré foutage de gueule au premier entracte. Natty King et Richie Spice ont bien tenu leur petite demi heure chacun, Culture a fait monter les degrés de la salle avant qu’Alpha n’y mette le feu comme il sait si bien le faire.

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