chronicle

Chronicle + Guiding Star @ Le Djoloff (59)

Vendredi 01-04-2005
Le Djoloff - Lille (59)

Arrivée à 23h30 au Djoloff, c’est sans surprise que je découvre un bar très peu rempli... Les habitués du lieu savent que ce n’est pas la peine d’arriver tôt, l’ambiance commence à être bonne passé minuit voire une heure ! C’est ce soir le part 6 des soirées Greetings from Jamaica, organisées par 12 prod, où on aura déjà vu Jigsy King et d’autres...
C’est à nouveau 12 crew qui assure le warm up, avec une sélection qui me laisse un arrière goût de la soirée de la semaine dernière. On retiendra la série - plus trop nouvelle - sur le Sun is Shining riddim, avec le très bon « Jah Jah World » d’Anthony B, qui commence à faire bouger la foule encore assez froide et peu réceptive. 12 crew, ne réussissant visiblement pas à faire monter l’ambiance avec pourtant de très bons tunes joués, passe au niveau supérieur en jouant –que pouvait-on trouver de mieux – du Chronicle ! « Give a little love » et « You say you love me » entre autres vont enfin réveiller le public depuis plus rempli. L’impatience commence à se sentir, mais il va falloir attendre encore un peu, c’est d’abord au tour du Guiding Star sound system de prendre le contrôle...

A 0h30, c’est donc Jakob et Jimmy Warrior de Guiding Star qui commencent à jouer avec un dubplate mystique du très regretté Justin Hinds, décédé il y a tout juste deux semaines. C’est un hommage que Guiding Star lui rend et le public apprécie toujours autant l’artiste qui nous a fait vibrer sur son fameux « Carry go Bring Home » ! Le Guiding Star continuera pendant un long moment avec d’excellents tunes foundation, comme le « Tenament Yard » de Jacob Miller, « Marcus Garvey » de Burning Spear, « I can’t take my mother in law » de Nicodemus...
On passe à un « quart d’heure lover » avec notamment « Love & Hate » de Dennis Brown. La cave du Djoloff est maintenant pleine jusqu’aux escaliers, on commence à avoir du mal à traverser la pièce... Ce qui n’empêchera pourtant pas aux derniers arrivés de pousser : tout le monde veut avoir le droit de voir Chronicle ! Le Guiding Star annonce l’arrivée imminente de Chronicle, qu’on voit passer –avec des lunettes de soleil, il fait pourtant presque noir dans la cave – et aller s’asseoir à côté de la scène. C’est donc à coup de Dubplates qu’il faut maintenant exciter les massives, qui pourtant semblent déjà dans l’ambiance; quoi de mieux qu’un dubplate de Sugar Minott pour rappeler l’ambiance de la semaine dernière, et même la reproduire ! L’effet désiré a marché, les sifflets retentissent, les briquets s’allument, et la chaleur bien connue du Djoloff se fait à nouveau sentir. On enchaîne avec un dubplate d’Everton Blender, un autre d’Echo Minott qui permet une nouvelle fois au public de se rappeler d’un show à l’intérieur de ces murs... Pour finir de chauffer la foule, le Guiding Star termine avec une sélection rub-a-dub. Il est 1h15, on s’écarte un peu pour laisser passer...

Chronicle, toujours avec ses lunettes de soleil, qui arrive timidement sur la scène. On ne passe décidément pas par quatre chemins ce soir pour faire hurler tout le monde : « You say you love me », le premier tune chanté par Chronicle, transforme littéralement la salle en un court-circuit de briquets et de mains levées. Finalement, il est en grande forme ! Il en faut pour tout le monde, et notamment pour les sistas présentes –plus que d’habitude d’ailleurs – alors Chronicle enchaîne sur un « Sexy body » pour que nos petites hanches puissent se faire plaisir. Une fois les lunettes et le manteau enlevé, c’est une excellente reprise de « Here I come » de Barrington Levy que l’homme nous offre !
Il partira ensuite dans un freestyle en français; Je t’aime, je t’aime, je t’aime... Un peu simple mais tout le monde adhère quand même – le charme d’un jamaïcain chantant ou parlant en français faisant toujours craquer même les sistas les plus endurcies... On passe au Truth & Rights riddim, sur lequel Chronicle chantera d’interminables « Shudliwadliwadliwohohoooo... » ! Et pas besoin d’en demander encore, il s’en donne à cœur joie, avec une endurance vraiment impressionnante, et un flow toujours aussi excellent que son timbre de voix! On terminera sur le Real rock riddim et l’énorme « Rub a Dub »... J’ai certainement oublié des tunes jouées, mais finalement il n’y en a pas eu tant que ça, peut-être à cause d’un peu trop de « Shudliwa… » et d’un peu moins de chant, mais c’était tellement bon...

A 2h15, Chronicle se retire, on pense à un rappel mais c’est le Guiding Star qui continuera seul en jouant – pour ne pas changer – des dubplates de ? Chronicle, bien sûr... Notamment un excellent sur le Sleng Teng, à en retourner les murs de la cave! Puis, ça vire clairement au Dancehall, pour finir sur du Dancehall clairement hardcore, alors je décide de partir, Frisko Kid et Jigsy King continueront de faire hurler la foule sans moi...

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Big Up à 12 prod one more time, Guiding Star, 12 crew, en espérant revoir Chronicle à Lille cette année ! Big Up aussi à tous les massives présents, pour leur énergie, vraiment Big Up... On sait jump up à Lille, il n’y a pas de doute !

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