raspect reggae party 1

David Rodigan + Soul Stereo & Blackboard Jungle Soundsystem @ Le Trabendo (75)

Samedi 15-11-2014
Le Trabendo, Paris (75)

Entre le Télérama Dub Festival #12, les tournées de Groundation, Chezidek, Sizzla, Protoje, Jah Cure, The Skatalites pour leur cinquantième anniversaire, ou encore Tiken Jah Fakoly, le mois de novembre 2014 m'a donné le tournis. Au point de ne pas réussir à publier les photos d'une autre soirée mémorable de cette fin d'année 2014 : la Raspect Reggae Party #1.

C'est donc quelques jours avant le concert de Sizzla au Cabaret Sauvage, de l'autre côté du canal de l'Ourcq, que Cartel Concerts nous offrait une autre légende : David Rodigan.
Rendez-vous qu'il était inimaginable de manquer, d'autant que le King aura ce soir le plaisir, enfin tout le plaisir était pour nous, de jouer sur la sono du Blackboard Jungle Soundsystem. Ce sont d'ailleurs les normands qui sont au contrôle pour lancer la soirée.
Il est 23h30 et pour l'instant le Trabendo est bien vide, une dizaine de personnes tout au plus. Pendant plus d'une heure le public arrive mais ne fait que traverser la salle pour rejoindre la terrasse. C'est vrai que même dehors on entend plutôt bien Anthony B "More Love", puis "One God" ou Macka B "Rasta Rise Again". Ce n'est qu'un peu avant 1h du matin que le noir est fait dans la salle, dont la fosse a été investie par quelques (très bons !) danseurs. Le set de Blackboard Jungle est roots et efficace.
Avant de passer la main Soul Stereo, on découvre quelques productions "maison".

Reeko lance le Truth and Rights riddim avec Johnny Osbourne, l'original, puis les dubplates et en particulier Mykal Rose et Sugar Minott. Puis d'autres classiques comme le World Jam riddim et le Doctor's Darling.
Tarzan ne s'inquiète pas du faible remplissage de la salle, il rappele que c'est une vraie soirée parisienne, pour les oiseaux de nuit et qu'il est encore un peu tôt pour eux; il est presque 2h du matin mais l'avenir lui donnera raison. Les dubplates s'enchainent et le set se termine avec Ken Boothe "Ain't No Sunshine" et "When I Fall In Love".

When we kill a sound
We kill it forever!

Pull up!!!!!!

 
Jusque là, le son est très bon, l'ambiance un peu timide mais bonne. C'est alors que la légende entre en scène et c'est une toute autre soirée qui commence.

My name is David Rodigan and I play reggae music !

C'est exactement ce qu'il fera pendant 2 bonnes heures, avec quelques nouveautés : Ini Kamoze, Damian Marley et Shabba Ranks par exemple. Mais évidemment nous entendront surtout des dubplates. Une partie seulement de sa monumentale collection et une de ses pièces les plus célébres : le morceau qu'il a créé avec Shawnie B en posant le cut original de Bob Marley "Iron, Lion, Zion" sur le Cuss Cuss riddim. Ram Jam jouera à nouveau le King un peu plus tard dans la soirée : d'abord "Jah Live" puis "Corner Stone", nous rappelant au passage qu'il n'est pas concevable de venir à une danse et de ne pas entendre du son vintage. Quel plaisir sur une telle sono !
De Tenor Saw à Tarrus Riley, sur "Burning Desire", c'est dubplate sur dubplate, ça tourne à la démonstration. Bien sûr, Papa Rodigan joue beaucoup avec son public et précise au sujet des soundsystems :

it's not all about the dubplates !

Ce à quoi nous avons envie de lui répondre que c'est en partie ça quand même et que c'est aussi pour ses dubplates que nous avons rempli le Trabendo ce soir ! Quoiqu'il en soit, il jouera aussi quelques classiques et notamment en hommage à John Holt, seul ou avec The Paragons.

Il est un peu moins de 5h du matin quand Soul Stereo reprend la main pour finir cette très belle soirée. Toots and the Maytals "54-46 Was My Number" pour commencer, avant de basculer sur du ska. Justin Hinds en tête. Beaucoup ont encore assez d’énergie pour danser. Je les envie !

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