dub meetings 1

Dub Meetings #1 - Aba Shanti I + King Earthquake @ Le Cabaret Sauvage (75)

Samedi 15-10-2005
Le Cabaret Sauvage - Paris (75)

Après les Paris Dub Club de la saison dernière, c’est au tour des Dub Meetings d’enflammer la capitale avec du bon gros Dub bien massif. Cette année, ce sont King Earthquake et Aba Shanti I qui font la tête d’affiche de cette première date.
Avant la prestation de ces pointures, c’est le sound français Blackboard Jungle qui nous met en appétit avec une très bonne sélection. Nous avons pu entendre de sérieux bon cuts sous les commandes de Nico le selecta, et Oliva et Sandy au micro : des productions Lee Perry avec le "Ketsh Vampire Dub", le dernier Christine Miller "Blood Shed" et le fameux Kwame Heshimu "Beast Of Burden". Mais c’est "Love Inna Higher Region" de Peter Broggs qui met le public encore clairsemé en éveil. Parfait pour l'arrivée d'Afrikan Simba. Il est 00h30 et l'arène est comble, l'artiste nous fait part de très bon morceaux, "Dread Ina This Time", "Jah Coronation"... grosse surprise pour ma part, il mérite d'être mieux connu tellement sa prestation fût excellente. Le public a apprécié à fond et on le verra réapparaître au coté de King Earthquake également pour notre plus grand plaisir!
Très bonne première partie de soirée, big dubplates du Blackboard dont une très marquante en fin de session de Tena Stelin et Culture Freeman! Ruuuun iiiiiiit!

1h15, Errol Arawak a pris le contrôle, a ses côtés Winston Fergus qui fait son entrée en français! King Earthquake from Birmingham, c'est parti pour la selection avec en premier cut, le "Dub Taking Over". C'est une selection pour la majorité de productions maison, nous avons ainsi pu entendre un morceau composé deux jours auparavant. Fergus tient à garder le contact avec le public en intervenant encore en français: « Parlez vous français? I speak french! (Errol 'King Earthquake' Arawak rit) C’est difficile le français! ».
La session est puissante avec tour à tour des Dubs hypnotiques qui plongent le public dans une certaine torpeur, ou bien au contraire des Stepper qui à chaque fois sont salués par les cris du public car le King a une technique: il laisse entrer le public dans le son avant de lâcher les basses qui le saisissent et le transforment en foule dansante. Cette manière de jouer, King l’utilisera à de nombreuses reprises.
Afrikan Simba va revenir poser sur une version du lourd "Get Up, Stand Up" suite à Winston Fergus. Encore une fois le morceau paraît tout doux avant l’arrivée des basses monstrueuses qui le métamorphosent en morceau bien ruff. On approche la fin de session avec "General Penitentiary", légendaire Black Uhuru, dubplate style!

Il est 3h00, Aba Shanti arrive aux commandes, longues locks tressées. « Vous êtes prêts ! Bonjour Paris ! ». La foule est prête et le montre en faisant un maximum de bruit. Aba salue King Earthquake et débute sa sélection avec "One In A Billion" de Luciano. Mais c’est 45 minutes plus tard qu’il lance un missile avec la classique tune de Max Romeo, "I Chase The Devil". Dès le "Lucifer" introductif, le public reconnaît et pousse. Et dès que la chanson démarre véritablement, il explose à nouveau. Avec un tel engouement, le pull up était inévitable et n’a pas été évité. Aba reprend a capella avec des paroles à lui. Pour les néophytes ce titre archi connu leur montre qu’ils ne sont pas complètement exclus. Quand il le relance, Aba coupe la fin des vers que le public reprend d’une seule voix.
Mais là débutent les soucis techniques : Aba commence à se plaindre de problème de son. Nico du BBJ commence à sortir la caisse à outils. Le son revient, Aba salue cet événement avec la sirène mais c’est sans compter l'ampli aigue-medium qui grille quelques peu après, du coup 20 minutes de stricly bass, la piste commence à se vider et ce n’est pas l'euphorie quand le son repart sortant sur la sono du Cabaret Sauvage sur les coups de 4h30! Mais la dance reprend peu à peu, Aba continue, avec du Prince Malachi, du Horace Andy, du Ras MacBean... au fur et à mesure on reconnaît les warriors sur la piste! Fergus revient faire un peu de live mais on sent que le cœur n’y est plus. Une des dernières sélections sera sur le Wild Fire riddim du label anglais Lion Vibes avec notamment Christinti. La lumière revient peu à peu, laissant apparaître les dormeurs qui n’ont pu tenir face à de telles vibrations. Aba clotûre par un petit mot, il éveille les consciences à passer au-delà des riddims Stepper, de la mélodie, et d'approcher le message Rastafari, il faut s'unir nous dit il!
Il est 5h55, c'est fini, Aba range ses disques. Le public s’en va extenué. Quelques irréductibles en demandent plus mais c’est fini! La prochaine session en ces lieux risque d'être mémorable : Vibronics meets Jah Tubbys... donc au 12 novembre!

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