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Festival Roots dans la Vallée @ Salle de la Buissonnière (77)

Samedi 05-11-2005
Salle de la Buissonnière - Vaux le Pénil (77)

Pour la septième edition du festival Roots dans la Vallée, les organisateurs disposèrent du nouveau gymnase de la Buissonnière à Vaux le Pénil qu’ils ont su judicieusement décorer (graffitis, affichages phosphorescents, pâquerettes géantes, etc.), le tout réalisé par une association locale.
Cette salle semble d’avantage convenir que l'ancien lieu, de par sa capacité mais aussi son emplacement géographique (plus éloigné des habitations).

Ouverture des portes à 19h30 avec pour commencer Fundé, qui évoluaient presque à domicile puisque les 10 membres du groupe sont issus de la région Melunaise. (pour info: sortie de l’album prévue pour avril 2006)
Il n’est jamais évident d’être le premier groupe, mais nous pouvons dire que Fundé a vraiment su donner le ton au festival. Un gros son Reggae qui surprend par sa pureté et sa vibe. Une salle réceptive qui se rempli de plus en plus et c’est partit pour 1 heure de Roots. C’est avec une reprise de Dennis Brown que Fundé nous quitte (trop rapidement), mais c’est mission accomplie à la fin de la prestation, la salle est conquise, la soirée s’annonce bien chaude.
Chaleur au sens figuré comme propre dans une salle où la transpiration vient vite. Remarque, nous ne sommes pas dans un gymnase pour rien! Mais il aurait été appréciable d’avoir une petite ventilation...

Petite pause le temps d’installer le matos et d’accueillir Kingston Kitchen 809 et Dr Ring Ding. Notons qu’il est dommage de ne pas avoir mis un soundsystem sur la petite scène le temps de cette pause... qui fut plus longue que les 15 minutes prévues.
C’est donc au tour de ce groupe cosmopolite (allemand, hollandais) et du chanteur franco allemand. Un show... qui nous fait penser à de la variété par moment, et des paroles qui semblent bien « hotty » par moment. Une grosse voix qui ne laissera pas indifférent et une bonne formation au niveau des cuivres. Un horaire peut être mal adapté pour ce groupe au style singulier. Le show est néanmoins bien rodé et marqué par l’énergie certaine de Dr Ring Ding et du Rotterdam Ska Jazz Foundation.

Changement radical de décor musical en milieu de soirée avec la venue sur la petite scène de DJ Missil (Paris). Cette demoiselle commence par de bonnes petites tunes Ragga sur une intonation de beat Hip-hop. Un style propre à elle, puisque nous nous retrouvons vite sur une vibe Dancehall, puis Jungle. Bien éclectique, je doute qu’elle ai convaincue les real rootsmen. Un set de 30 minutes où elle a pu montrer la qualité de ses mixes, même s'ils n’étaient pas au goût de tous.

Aux alentours de 22h30, les massives commencent à se diriger vers la grande scène qui accueille un pionner du Reggae : Horace Andy.
Evènement énorme pour cette petite ville de Seine et Marne, la salle est désormais bien remplie et les premières notes du Homegrown Band nous replonge de suite dans le Roots.
Quelques mots pour féliciter ce backing band français (qui accompagne Horace Andy lors de ses concerts en France) et big up, une formation de qualité, même si elle était marqué ce samedi par l’absence de l’un des saxophonistes.
C’est sur la tune "Do You Love Reggae Music" que la vedette jamaïcaine commence sa prestation. Une salle plus que réceptive qui met le feu des les premières minutes.
Une playlist de classiques dans l’ensemble puisque nous auront droit également à : "Money Money", "Seven Seals", "One Love", "Natty Dread A Weh She Want" entre autres, et bien sûr... l'incontournable "Cuss Cuss", qui finira par un gros Dub.
Et c’est déjà le départ d’Horace Andy... après une toute petite heure de show! Ce qui est assez light il faut le dire. Après un rappel il reviendra sur scène pour trois tunes "Big Wheel", "Skylarking" et "Leave Rasta". C’est sous les applaudissements qu’Horace Andy et le Homegrown Band quittent la scène, notons quelques petits problèmes au niveau de la sono (les retours) qui ont semble-t-il gêné les musiciens et Mr Sleepy lors de la prestation. Un détail que les amateurs avertis auront sûrement remarqué mais qui sera passé inaperçu pour une grande partie de la salle.

Petite remarque: une bonne partie du public est partie après le show d’Horace Andy. Comme quoi... les gros artistes sont incontournables dans un festival. Il a su ramener beaucoup de monde...

C’est DJ Missil qui reprend les platines de l’autre coté de la salle, mais cette fois ci nous passons vite au Ragga... puis à la Jungle pour se retrouver pratiquement avec de la House. J’avoue que pour un festival Roots, ce n’est pas très malin. Elle ambiance à moitié car malgré ses grands gestes on ne l’entendra pas une seule fois au mic... Un peu dommage pour un DJ.
Même si la prestation est bonne il aurait été plus judicieux de passer du Roots, Nuroots ou Dancehall. Nous avons eu droit à quelques tunes Roots sur la fin, qui ont tout de suite ramené les massives... mais trop tard. La salle de la buissonnière s’est déjà bien vidée.

Sur la grande scène c’est le dernier groupe qui se prépare : Dr Israël vs Brooklyn Jungle Sound System.
Un son lourd, bien Dub avec de gros effets de voix. Parfait pour les amateurs mais peut etre trop poussé pour les autres. Ce qui se traduit par une salle qui se vide de plus en plus. Et les irréductibles qui restent apprécier le sound. La venue de la chanteuse réveillera les massives encore présents, une bonne prestation dans l’ensemble, dommage que les gens soient partis en masse.

Pour conclure nous pouvons dire que ce septième festival, fût réussi et marqué par une bonne vibe. Pas de problèmes majeurs, des toilettes super clean qui étaient devenues une patinoire en fin de soirée et le sol du gymnase tout neuf qui a du bien subir car beaucoup de ganja men.
Des stands fort sympatiques (le chaudron, prévention routière et alcool, vêtements, stand de Fundé, etc.)
Donc big up à l’équipe de Roots dans la Vallée et tout ceux qui ont contribué au bon déroulement du festival.

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