israel vibration

Israel Vibration, Espace Ligéria (37)

Vendredi 13-05-2005
Espace Ligéria - Tours (37)

Le flyer annonçait 20 heures. Nous arrivons à 20h00. Mais ce n’est qu’une heure après que commencent à s’échapper les premières notes. La salle (l'espace Ligéria) est spacieuse et bien aménagée.
La première partie est assurée par un groupe local Jamaiça. Ce combo tourangeau se compose de 7 personnes: basse, batterie, congas, clavier, guitare rythmique et solo ainsi que d’un chanteur. Dix heures moins le quart, notre groupe entonne une dernière chanson où la voix du chanteur nous rappelle un air de Sinsemilia (dans le timbre de la voix seulement). Le set s’achève, la sono prend le relais.
On ne notera aucune extravagance, mais des valeurs sûres, que du Bob Marley (soit le maître en personne, soit en cover): "Pimpers Paradise", "Jump Nyahbinghi", "So Much Trouble In The World"...

Après un quart d’heure de pause donc, le guitariste rythmique – qui jouera le rôle d’animateur - arrive et lance un « Greetings ! » à quoi la foule répond un « Yeaaah ! » montrant qu’elle est présente. « Ça va ? ». Le même « Yeaaah ! ». « Are you ready ? ». Le public exulte, il sait que le groupe, pour lequel il est venu ce soir, va arriver dans peu de temps. C’est alors que les lumières nous dévoilent les fameux Roots Radics. Le batteur est déjà torse nu témoignant des festivités à venir. C’est parti.
Ils débutent avec "Night Nurse", un riddim classique remit au goût du jour avec le "Doctor’s Darling". Puis sans se démonter, ils enchaînent avec le "Rockfort Rock" qui subit un premier pull up. Le lead guitariste aux locks super longues arrive et ce titre mythique reprend de plus belle. De nouveau un pull up. Même si les cuivres manquent, le clavier et surtout la guitare se paient la part belle, suivis de la basse envoûtante de Flabba.

22h15, le guitariste annonce Israel Vibration, le public n’en peut plus. En guise de mise en jambe, le groupe reprend sur un medley des tubes d’I.V. parmi lesquels le fameux "Same Song". C’est alors qu’arrivent les choristes, puis Skelly et Wiss.
Ce sera Skelly qui entamera le set avec un "Thank God It’s Friday" de circonstance (nous sommes le vendredi 13), puis il enchaîne avec "Feelin’ Irie". Jusque là statique, Skelly commence à déambuler le long de la scène. Il continue ensuite avec le titre "Jammin" avant de donner la main à Wiss pour deux titres tirés du dernier album "Fighting Soldiers".
Skelly reprend le micro pour "Wish You Were Here" toujours sur le même album et poursuit avec "Surfin’" issu de l’album "Pay The Piper". Sur le final, il lâche toute la puissance de sa voix en chantant « Gimme lov’, gimme lov’, gimme lov ! »
Wiss revient sur le devant de la scène et demande « Do you want some mooore » à la manière des albums live. Le public qui compte environ 1000 personnes, lui répond, à sa manière, qu’il en veut encore. Alors il entonne "Get Up And Go". Les deux choristes loin d’être immobiles nous offrent quelques pas de danses accompagnés de tours complets sur elles-mêmes. Wiss nous donne alors un premier classique d’Israel : "Licks And Kicks". Skelly retrouve le micro pour un petit moment Ska. Ce seront les titres "Exploitation" et "Pay The Piper" enchaînés avec juste un roulement de tambour entre les deux en guise de transition énergique. Le public est bouillant, c’est le moment de lui donné du classique. Wiss nous chante alors "Jailhouse Rocking" (avec une fin bogle assez rapide) avant d’enchaîner sur "Greedy Dog" un de leurs plus beaux titres. Et là, devant nos yeux émerveillés, Wiss se dresse sur ses béquilles pour se maintenir ainsi en pseudo lévitation pendant 20 à 30 secondes.
La deuxième fois il se déplace même ainsi. On remonte un peu plus dans l’histoire du groupe avec "Prophet Has Arise" et "Ball Of Fire" qui sera chanté sur la fin entre Skelly et le public a capella avec pour seule lumière des dizaines de briquets allumés. Wiss nous interprète ensuite "Vultures" – où il sera entouré des deux guitaristes pour un solo endiablé avant que le titre se termine en rub a dub – et "Cool And Calm". Les Roots Radics s’en vont, précédé des Skelly, Wiss et les choristes. Les lumières s’éteignent alors que le public fait un vacarme assourdissant pour que cela continue.

Cela fait tout de même une heure et demie que le show des Roots Radics a commencé. Le guitariste revient et demande « Are you ready to go home ? ». Le public répond un « Noooo ! » général et enthousiaste. Alors le guitariste reprend toujours a capella le titre "Want More" de Bob Marley avant de lâcher un « Ça va ? » qui signera le début de "Same Song" le premier titre d’Israel Vibration. Tous les titres de ce rappel subiront un pull up et seront chantés par Skelly. Après "Same Song" suit "Red Eyes" et enfin "Never Gonna Hurt Me Again" où Skelly jouera avec le public avec des « Wow wow wow » à répéter. La musique s’arrête, le guitariste rugit un « Yeah ! Israel Vibration » final. La sono reprend "Jump Nyahbinghi" de Bob, le matériel se fait déjà ranger. Le public moins nombreux demande un autre rappel, mais il n’y en aura pas. Ce fût un excellent moment comme à chaque fois avec Israel.

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Pour ce premier report, je tiens à remercier Nina de Bamba Production qui a arrangé les choses, la sécurité super cool, Jornick qui a passé la soirée avec nous, le staff de JAHSound.net (youp et papa fab) ainsi que David, et bien sûr tous ceux qui sont venus nombreux pour cette soirée. Merci !

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