ken boothe

Ken Boothe @ Le Cabaret Sauvage (75)

Dimanche 03-07-2005
Ken Boothe, Le Cabaret Sauvage - Paris (75)

Après les annulations à répétitions de ces derniers temps, la scène Reggae en Ile de France avait besoin de retrouver son second souffle. Ainsi, les massives avaient donc rendez vous avec Ken Boothe au Cabaret Sauvage pour une séance de rattrapage qui valait largement le détour, même pour un dimanche soir. Organisé à la dernière minute, l’évènement a pourtant su rassembler la foule tant Mr Rocksteady est une icône de la musique jamaïcaine des années 70.
Vers 21h, les portes de la salle ouvrent. Pour ceux qui la connaissent comme pour ceux qui la découvrent, on s’y sent tout de suite bien (enfin une salle où il ne fait pas 50 degrés). Ce chapiteau aux allures de petit cirque nous promet une convivialité hors norme! Les gens arrivent progressivement, s’installent par terre autour puis progressivement sur le dance-floor même.

22 h, ça y est l’heure approche. No More Babylon arrive sur scène en compagnie de Buttons des Matic Horns au trombone et tout le monde se rapproche de la scène illico. Petit échauffement sur quelques sons connus puis arrive Ken Boothe, celui que tout le monde attend.
Vêtu d’une petite chemisette et d’un pantalon blanc, la star mythique du Studio One rentre en scène en entamant "Old Fashion Ways" et enchaîne direct avec "Christopher Colombus", autant dire qu’en 5 minutes l’ambiance est montée d’un ton sous le chapiteau du Cabaret Sauvage.
Backé à merveille par No More Babylon, Mr Rocksteady continue sur sa lancée et enflamme littéralement la salle. "Crying Over You", "Silver Words", "Without Love", les tubes s’enchaînent, marqués par le charisme et la voix chaude de Ken Boothe. Souvent on croit que le crooner a trop poussé sur sa voix et va faire une fausse note mais finalement, grâce à son timbre unique, ça glisse toujours et le résultat en est d’autant meilleur. Les goods vibes sont au rendez vous!
Et ce n’est que le début! L’homme enchaîne ensuite les mythiques "When I Fall In Love" et "Artibella" dont il fera même un refrain en version Dancehall. Le public est conquis, l’osmose est parfaite.

Mouchoir blanc à la main, histoire de s’essuyer le visage, Ken Boothe nous ensorcelle ensuite avec un "Because I’m Black" assez magique. L’artiste communique tout ce qu’il a en lui d’une façon incroyable à travers ses chansons mais aussi de part ses messages d’amour données entre chaque titre dans un anglais on ne peut plus compréhensible.
Les titres connus continuent de faire bouger la salle avec notamment "You’re Not Good", "Train Is Coming", "The Girl I Left Behind", "Moving Away" ou encore "Puppet On The String"; et lorsque Mr Rocksteady arrête de chanter pour laisser No More Babylon jouer, lui aussi danse avec fougue, enchaînant les tours sur lui-même sur un rythme de fou.
Après un hommage à Harry Bellafonte, Ken nous réjouit encore avec "Speak Softly Love" puis l’extraordinaire "Everything I Own". « What a wonderful ambiance » nous lance t il, le plaisir a vraiment l’air partagé!

Il s’efface ensuite puis après un rappel convaincant, il revient et entame "Freedom Street" en faisant participer le public, totalement acquis à sa cause. "Tell You Good Bye" et "I’ve Got To Go Home", version accapella viendront clore le show extraordinaire de Mr Rocksteady.
La salle se rallume doucement, le moment a vraiment été magique. Une heure et demi de bonheur pour les connaisseurs comme pour les profanes, avec une ribambelle de titres plus envoûtant les uns que les autres, le charismatique Ken Boothe aura tenu toutes ses promesses!

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