max romeo

Max Romeo @ Université (72)

Vendredi 27-05-2005
Université - Le Mans (72)

Le "Jam à la Maison" est un festival en plein air situé au cœur de la campagne mancelle. Cette première édition regroupait, pendant ses deux jours, des noms comme La Rumeur, Elisa do Brasil, Anis, Jamalski ou Rubin Steiner. Max Romeo était initialement prévu à minuit ce vendredi soir, nous voici donc surpris de voir arriver notre homme avec une heure d’avance !

Un « Greetings » résonne à travers les champs. Ce cri sonne le rassemblement du public devant la scène. Le set débutera avec "One Step Forward", classique de l’ère de collaboration avec Lee Perry. Le Charmax Band (du nom du label de Max) est composé de : Steven Smith à la batterie, Diane White à la basse, Errol Nicholson à la guitare, Marc Jordan à la trompette, Brian Edwards au saxophone, Rudy Bennett aux claviers et enfin les choristes Audrey Donegan et Diane Simon.
Le groupe alterne classiques et morceaux moins connus mais le public répond toujours présent. Vingt minutes après le début du show, résonne le somptueux "Milk And Honey" (écrite par Clive Hunt pour Dennis Brown à la base). Quand Max crie « Dubwise ! », le Charmax Band exécute un rub-a-dub monstrueux avant que le clavier ne revienne avec ses nappes hypnotiques. Il se fait encore plaisir sur "What You Ago Tell Jah Seh" avec un son très proche du mélodica. La ligne de basse est quant à elle magnifiquement interprétée, comme durant tout le concert d’ailleurs. Sur ce morceau, la trompette troque un instant son instrument pour un guiro tandis que son compère saxophoniste termine le titre. Suit "Every Man Ought To Know", Max est toujours sautillant, en mouvement perpétuel puis on enchaîne avec "Break Down The Walls", un titre méconnu mais sur lequel le batteur se déchaîne totalement avant de poursuivre avec un titre plus récent mais qui a eu un certain succès – grâce à l’album éponyme – "Perilous Time". Ce titre est lui aussi décliné en rub-a-dub, puis riddim seul avant de reprendre en rub-a-dub tandis que le guitariste et le trompettiste prêtent main forte aux choristes.

Voici trois quarts d’heure que le set a débuté quand survient un des moments les plus enthousiastes avec "Jamaican Ska". Max harangue la foule à coups de « Hip, Hep, Ticatep ! », tout en exécutant un ska à l’ancienne, balançant ses bras alternativement. La bassiste l’accompagne, tout aussi énergiquement, avec le manche de la basse. Il termine le morceau en disant : « Merci beaucoup ! Thank you ! Love you too ! Rastafari ! » quand les choristes entonnent « It stipple out deeeeeh !... ». A ces mots, le public reconnaît immédiatement l’intro de "War Ina Babylon" certainement le titre le plus connu de Max ici. Sur la fin de ce classique, il change les paroles pour « Give peace a chance... ».
« Lou.. Cifer… Lou.. Cifer ! ». Ce cri qui déchire la nuit rend le public complètement fou (encore une fois). Il s’agit bien de "I Chase The Devil" qui va subir un pull up obligatoire. Max lui-même décrit ce titre comme l’hymne de l’Europe (cf. Interview) et c’est avec un « Move ! » monstrueux qu’il conclut (assurément même le diable l’a entendu). Après cette séquence enthousiasme/déchaînement, vient la séquence émotion/calme pourrait-on dire puisque c’est le "Redemption Song" qui est joué. Seuls le guitariste et la bassiste - qui imite alors les tambours Nyabinghi – l’accompagnent. Les autres en profitent pour faire une pause. Le batteur en profite pour allumer un spliff qu’il transmettra à la bassiste. Pendant ce temps, Max reçoit un bob et un bandana qu’il rendra à la foule à la fin de chanson après les avoir embrassés. Nous avons passé minuit avec ce titre qui sera suivi de "Three Blind Mice". Max pose alors le micro en disant « Thank you ! Love you ! See you again ! » et disparaît dans la nuit. Le guitariste prend alors le micro et conclut avec « We love you ! ».

Le public demandera un rappel en clamant haut et fort sa joie, mais rien n’y fera, le groupe ne reviendra pas. On range le matériel pour le groupe suivant (La Rumeur) et on s’excuse au micro en disant que c’est à cause de la préfecture et de la police si la programmation a été écourté et avancé. Dommage.

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