sizzla paris 2014

Sizzla & The Firehouse Crew @ Le Cabaret Sauvage (75)

Mardi 18-11-2014
Le Cabaret Sauvage, Paris (75)

Une promenade le long du canal de l'Ourcq un mardi soir de novembre ? "No Way" ! A moins, justement, de rejoindre le Cabaret Sauvage et Sizzla Kalonji !
Il n'est pas encore 19h, heure officielle d'ouverture des portes, qu'une file d'attente déjà très longue s'est constituée devant la grille principale. Très vite, un des membres de la sécurité viendra faire monter le suspens pour une partie des personnes présentes :

il est possible que vous attendiez pour rien. Les vérifications sont en cours mais on ne pourra peut être pas vendre de places supplémentaires.

Une fois à l'intérieur de la salle, tout le monde s'installe tout doucement : les boxes tout autour de la piste servent pour les retardataires qui n'ont pas fini leur repas, une bonne partie de ceux qui sont déjà rentrés sont allés du bar à la terrasse, voire à la terrasse directement. Une seule partie de la salle a été investie immédiatement : l'avant de la scène. Et c'était plutôt tendu de ce côté : difficile de s'y faufiler ; impossible d'y rester, même en ayant demandé gentiment, expliqué que ce n'est que pour quelques minutes, 5 ou 6 tout au plus, le temps de faire quelques photos. Dur. Il va donc falloir s'imposer.
Quoiqu'il en soit, pour le moment l'ambiance générale est encore relativement détendue : l'équipe du Twenty One Sound Bar propose une sélection... dancehall évidement. Capleton, Sizzla, Jah Mason, Buju Banton et une session Bounty Killer. En moins d'une heure la salle s'est remplie aux 2/3 mais Tyjo ne s'en satisfait pas et demande au public de participer un peu plus, de se rapprocher.
Un bon warm-up, d'ailleurs on peut même l'écouter sur SoundCloud : DJ Payton & Tyjo Warm Up Sizzla Live. On peut même dire qu'ils avaient fait le job. Jusqu'au moment où DJ Payton nous lance Doc Gyneco et son "Né Ici". Tyjo adore visiblement mais dans la salle ce sont les sifflets. Dommage de partir là dessus.

Little Francky vient alors sur scène pour meubler un peu et calmer le jeu : la légende arrive. Il en profite aussi pour nous rappeler que si Sizzla est une légende, c'est aussi parce qu'il est accompagné par un backing band de légende : le Firehouse Crew, qui s'installe sur scène.
La fin de première partie est finalement très vite oubliée et l'ambiance monte d'un cran, la température aussi. C'est à ce moment qu'on se rend compte du nombre de personnes réellement présentes ce soir : la salle + la terrasse. Et il ne faisait visiblement pas si froid, car en l'espace d'un instant le Cabaret Sauvage est passé d'un état "à peine plein" à l'état "plein à craquer".
Sizzla se fait entendre avant de se montrer quand il entame "Praise Ye Jah" dans le couloir qui mène à la scène. On aurait pas pu rêver mieux.
Et on aura de quoi se régaler ce soir car de ses premiers morceaux nous en aurons d'autres : "One Away" extrait de "Black Woman & Child", "Like Moutain", "Bless Me" extrait de l'album "Good Ways", puis le titre éponyme justement. On continue chronologiquement avec "Woman I Need You" et d'autres morceaux de l'album "Da Real Thing". Et ce n'est qu'une petite partie des titres joués à ce moment, il enchaine toutes les 2 minutes...
Enfin, on va basculer en quelques morceaux. On adore ce que Sizzla & The Firehouse Crew nous ont joué jusque là, mais ce que nous voulons vraiment, c'est le Sizzla dancehall ! Sur "To The Point", nous sommes servis. J'ai rarement vu le Cabaret Sauvage exploser comme sur ce refrain :

hey hey hey hey Sizzla Kalonji say fi love unuh one anotha
hey hey hey hey Sizzla Kalonji say a hot hotta fiyah
hey hey hey hey Sizzla Kalonji say fi love yuh one anotha
hey hey hey hey

Et, évidement ce n'est pas avec "Got It Right Here" que l'ambiance va retomber; au contraire ! Le rythme ne semble pas pouvoir redescendre : "Run Out Pon Dem", "Do It Right Now","Be Strong", "Solid As A Rock", etc. Impossible de tout retenir. Je ne suis même pas sûr de l'ordre...
Little Francky reviendra sur scène après le départ du jamaïcain pour s'assurer de la qualité du rappel. Mission accomplie : nous aurons quelques morceaux supplémentaires, en particulier "No Way" dont on parlait en ouverture et qui fera exploser une nouvelle fois le Cabaret Sauvage.

C'était donc un très très bon concert, dans un très très beau lieu. On se souvient récemment de Tarrus Riley with Dean Fraser and The Blak Soil Band @ Le Trianon (75) et donc on dit encore merci Cartel Concerts de nous offrir régulièrement des concerts d'un tel calibre ; en plus des soundsystems (DubStation entre autres) !

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