feedel

YeJahsound beAmarigna Timhirt Biétu

ßï¿ßîâßê▒ßèòßïÁ ßëáßèáßêøßê¡ßèø ßë░ßêøßê¬ ßëñßë▒

L'Ecole d'amharique de JAHSound.net

ßîñßèô ßï¡ßêÁßîÑßêìßèØ : Téna yesTellegn bredrin and sistrin !
Qu'Il (Egziabhér : Jah) vous accorde la santé.

C'est avec un grand plaisir que je lance la première leçon d'amharique sur JAHSound.net !

Sommaire

  1. Installer un font amharique (là)
  2. Apprendre le fidäl (alphabet)
  3. Exercices : vocabulaire

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Pour commencer, il est indispensable d'avoir installé un font éthiopique sur votre ordi :

Le mieux est d'en avoir deux-trois pour être sûr de voir le truc...
Pour ceux qui veulent du choix : http://www.ethiozena.net/info/faq.html#FreeFonts

Maintenant que c'est fait vous pouvez lire ßîâßê▒ßèòßïÁ : Jahsound en amharique ! Well done.

Quelques éléments sur cette langue tout d'abord : l'amharique est une langue d'origine sémitique, comme l'hébreu et l'arabe. Elle trouve ses origines dans le guèze (ßîìßèÑßïØ, Ge'ez) qui est à l'amharique ce que le latin et le grec sont au français.
D'où de nombreuses ressemblances sonores avec l'arabe : par exemple le mot paix se dit salam en arabe et s├ñlam : ßê░ßêïßêØ en amharique le mot maison se dit bet en hébreu et bét : ßëñßëÁ en amharique, etc.

Passons maintenant à l'alphabet, terme qui ne convient pas très bien vu qu'il n'y a ni alpha ni béta mais bon... il est appelé fid├ñl : ßìèßï░ßêì et se compose de pas moins de 238 caractères (ou phonème, chaque "symbole" représentant un son) et même plus... on le verra.

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Comment fonctionne le fidel ?
Chaque phonème représente donc un son, puisqu'il n'y a pas de consonnes/voyelles distinctes que l'on peut associer librement (c'est comme ça que marche le français, comme d'autres langues).

Chaque ligne du tableau représente une consonne, déclinée en 7 ordres (colonnes), qui correspondent à 7 voyelles.
1er ordre: ├ñ qui se prononce [eu] 2e ordre : u qui se prononce [ou] 3e ordre : i se prononce comme dans nos contrées ! (les cainri ont du mal avec celui-là !)
4e ordre : a comme un [a] 5e ordre : e se prononce [é] ou [ié] selon les régions. Mais dans le Sh├ñwa (Choa), la région d'Addis, c'est [ié] (d'où Sellass-ié)
6e ordre : ï qui se prononce un peu comme le premier ordre mais avec un son plus fermé, un [eu] court... c'est dur sans le son hein ?!

7e ordre : o qui se prononce comme un [o]

Là c'était la partie la plus facile, y'a que 7 ordres, ce qui est chaud c'est la prononciation, surtout du 6e ordre (le but c'est de parler quand même !).

fidel_demisse_harmattan
In Dawit Demisse et Simon Imbert-Vier, Amharique pour francophones, Paris, L'Harmattan, 1996, 157 pp.

Voir également, pour les anglophones, le Colloquial amharic d'Appleyard (avec CD).

Seule solution : apprentissage par coeur, seen !?

Lien utile : Amregna läRastawotch, un tableau du fidäl lisible et en Unicode.

Deuxième partie sur le fidel : les consonnes.
La première colonne du tableau ci-dessus est la plus importante à apprendre : une fois qu'on la connaît on peut retrouver les autres de façon logique.
On va donc s'intéresser au premier ordre. La plupart des symboles de l'amharique modernes sont dérivés du guèze; quelques autres sont apparus suite à la nécessité de transcrire des mots importés de l'étranger (de l'italien surtout : le son ßë¿ V et ßìÉ P).

Première ligne du fidel : ßêÇ ßêü ßêé ßêâ ßêä ßêà ßêå
On va s'intéresser tout d'abord aux lettres qui se prononcent pareil que ßêÇ : ha qui est utilisé pour désigner le fidel avec le mot hahu (hahou) qui reprend les 2 premières lettres du tableau (un peu comme notre mot alphabet reprend alpha et bêta). La façon dont on le prononce est la seule exception qui existe dans le fidel : on dit bien ha et pas h├ñ/he [heu].
Deux autres lettres se prononcent de la même façon : ßêÉ le ha de ßêÉßï¡ßêøßèûßëÁ : haymanot (foi)
ßèÇ et ßèâ : les deux se prononcent ha, le premier parce qu'il est une exception du premier ordre (il ne se prononce pas h├ñ/he) et l'autre parce qu'il est 4e ordre (qui correspond à la voyelle a). ßèâ se retrouve dans le mot ßèâßï¡ßêê : hayl├ñ ou haïlé, francisé : force, puissance.

Les deux lettres(phonèmes) suivantes se prononcent A : ßèá ßïÉ
La première se retrouve dans ßèáßï▓ßêÁ ßèáßëáßëú : Addis Abeba (A di s A be ba)

On a aussi le son sä/se : ሠ ሰ
On le retrouve au 6e ordre dans ßêÑßêïßê┤ : sï la sié : sellassié

Maintenant le gros de la troupe !
ለ : lä/le
መ : mä/me
ሠ : sä
ረ : rä
ሰ : sä
ßê© : sh├ñ
በ : bä
ቨ : vä
ተ : tä
ßë© : tch├ñ
ነ : nä
ኘ : gnä [nyä] ከ : kä
ßè© :h├ñ
ወ : wä
ዘ : zä
ዠ : zhä [jä] የ : yä
ደ :dä
ጀ : djä
ገ : gä
ፈ : fä
ßìÉ : p├ñ (de l'italien; exemple : ßìôßêÁßë│ pa s(ï) ta, pour dire pâte en Ityopya !)

Une fois que la première ligne est connue, le reste sera plus facile à apprendre Idren.
J'ai mis de côté quelques sons, plus difficles à prononcer : les sont dits "explosifs".
ßîá : ┼ú├ñ (utilisé dans tena yistillign : ßîñßèô ßï¡ßêÁßîÑßêìßèØ
ßî¿ : ─ì├ñ [tch├ñ explosif] ßî░ : p‘├ñ
ßî© ßìÇ : ts├ñ. : Le premier est utilisé dans ßî¢ßï«ßèò tseyon [tseyone] : Sion.
ßëÇ : q├ñ [k├ñ explosif] utilisé dans ßëÇßï│ßêøßïè : qedamawi, celui qui précède, le premier.

Maintenant essayez de former votre pseudo en amarigna (ßèáßêøßê¡ßèø). Par exemple pour Jahsound, si on prend que la phonétique on doit former dja sou n(ï) d(ï) (les deux derniers sont des 6e ordre, celui qu'on utilise pour ne garder que la consonne, sans le son de la voyelle) :
ßîâ dja ßê▒ su [sou] ßèò n ßïÁ d : ßîâ ßê▒ßèòßïÁ ßìó

Tell me if you got problems Idren, mi deh ya !

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